Aujourd’hui 2 novembre le soleil s’est levé derrière un épais manteau de nuages et nous a presque forcé à reconsidérer notre plan de nous rendre à Wizard Beach puis à Red Frog Beach pour une journée de sport aquatique dans l’eau claire jusqu’au sable des caraïbes. Autrement dit, nous voulions aller nous faire dorer comme les pancakes du petit-déjeuner toute la journée. Et ainsi avons-nous fait, puisque les nuages ont finalement décidé qu’il valait mieux aller embêter la population du continent plutôt que les vacanciers des îles de Bocas del Toro. Nous sommes donc parties, trois italiennes et moi, la crème solaire sous le bras, la serviette dans le sac, traverser l’île de Bastimento pour rejoindre la première plage. Pour cela il faut traverser le village de Old Bank, une bande de maisons sur pilotis au style presque tyrolien qui abrite une communauté afro-panaméenne joyeuse et chaleureuse. On tourne ensuite à gauche après le terrain de foot que nous n’avons jamais rencontré, puis on passe en bas du cimetière de tuiles de faïence et on pénètre dans la foret. Le chemin devient de plus en plus boueux et glissant. Les racines des arbres inférieurs de la canopée représentent tellement de dangers qu’il est difficile de regarder en l’air à la recherche de ces oiseaux qui chantent des notes bizarres et enivrantes. Pendant ce temps, par terre, une colonie de fourmis nous double chargées de morceaux de feuilles 10 fois plus grosses qu’elles. Une dernière montée, puis une descente sur les fesses, et l’autre côté de l’île commence à se découvrir. Au loin, derrière la clameur de la foret, se fait entendre la grande respiration, le chant originel, le va-et-vient de l’océan sur la terre ferme. Et comme des enfants qui l’entendent pour la première fois, le sourire se fige sur notre visage et l’impatience s’empare de nos pas. Mais attention, le chemin reste glissant. Les palmiers apparaissent, puis le sable, et se découvre la première merveille du monde. Une eau claire, une large baie bordée de palmiers, et la journée qui commence. Armées d’une bonne crème indice 30 (minimum), nous nous tartinons puis sautons en riant dans l’eau chaude. Chaude ! comme, qu’est-ce que l’eau est chaude ! pas une seconde d’hésitation avant de pénétrer la mer des Caraïbes.
Bref, la suite est somme toute banale. Vagues, sable, crème, boue, plage, crème, vagues, poissons, noix de coco, vagues, vagues, vagues. Toute la journée, l’eau transparente des caraïbes nous a bercé. Un petit tour de bateau et nous voilà de retour à l’Hostal Bastimento, logé dans les hauteurs du village, tranquille et très agréable. A la douche tout le monde ! Seul hic au programme, sur les deux plages que nous avons « visité», seulement deux petites cabanes qui vendaient de l’alcool malgré la ley seca, mais aucune nourriture. Nous sommes donc rentrées a 17h00 AFFAMÉES ! Après la douche, un bon repas au resto Roots, sur le bord de l’eau, encore. Même pas trop rouges (juste un peu) et toutes heureuses. Demain ! Bocas del drago. Sur la carte, il y a écrit « plage paradisiaque », qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ? (cf photos plus haut).
Et toute la journée, je me suis répétée « nous sommes le 2 novembre. » Je pense bien à vous tous, là-haut a Montréal et en France et je vous envoie tout le soleil d’ici. Et vous, comment s’est passé votre 2 novembre ? (apparemment, poser des questions à la fin d’un article incite le lecteur à laisser un petit message ou commentaire) Alors ? (et je cesse de faire ma baveuse).




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