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Bonjour à toutes et à tous fidèles lecteurs. Je l’avoue j’ai tardé à mettre ce site à jour. C’est que je dois affronter plusieurs épreuves difficiles depuis mon retour : outre le fait de réapprendre le français, m’occuper de mes impôts, rentrer dans un rythme effréné de 9h à 17h00 et tuer le dragon pour accéder au donjon, je dois aussi, comme tout le monde, attendre le 15 mai que l’été daigne s’installer au Québec.
En attendant, alors que tout le monde célèbre les maigres 15 degrés qui s’installent à Montréal, moi…..j’ai froiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiid !!!!!!!!!!!!!!
Nous avons donc grimpé ce fameux Volcan, le point le plus haut de Panama, un gros 3400 m d’altitude quand même. Départ à 6h30 du matin, on passe se prendre un café et en route. On sait que nous attendent entre 5 et 6 heures de montée et un peu moins de descente. Le chemin est large, mais arpenté, sablonneux et recouvert de pierres rondes qui glissent à chacun de nos pas. On avance dans une forêt tropicale, entourés des gens d’oiseaux les plus improbables. Je cherche désespérement le fameux Quetzales, qui habite la région, mais point ne le verrai de toute la journée.
A partir du 9 kilomètres de montée, sur 15 km, nous avons déjà fait 1000 mètres de dénivelés (nous sommes partis à 1600 mètres d’altitude) et il nous en reste 800….juste pour vous dresser le topo. On en a marre à tour de rôle, et je commence à penser avec délection à la journée suivante, quand on aura fini de monter, qu’on aura descendu tout ça et qu’on aura bien dormi….allez se baigner dans les bains thermaux de Caldera !!!
La descente est aussi belle que la montée, la végétation est vraiment magnifique, et le paysage de montage alentour ressemblerait presque aux Alpes (ce à quoi cette région est comparée dans tous les guides, c’est pas parce que je viens de là que je le dis). Mais on arrive en bas, sur les rotules, et c’est peu de le dire.
Le lendemain, je me réveille toute guillerette : un bon bain d’eau chaude va nous requinquer tout ça. Nous allons y aller en bus, le moyen le plus économique et le plus intéressant pour voyager. Comme nous sommes au Panama quand mème, le bus tarde à venir et nous décollons vers 13h00.
Au fur et à mesure du trajet, l’air se fait plus chaud dans le bus. Les fenêtres sont grandes ouvertes et on retrouve la chmoiteur panaménne si typique. Descendus à Caldera, on sue. Mais, c’est qu’il fait vraiment chaud…..et nous dirigeons vers des sources d’eau chaude !! La perspective est tout à coup moins joyeuse. Un bain à 40 degrés c’est délectable quand il fait 15 ou – 15 dehors. Mais quand il fait presque 35 degrés à l’ombre …. Nous faisons fi de ces considérations et nous dirigeons d’un pas alerte vers notre marmite à écrevisses !
30 minutes de marche poussiéreuse plus tard, nous arrivons à la jolie ferme qui abrite les sources d’eau chaude. On nous indique 3 bains entourés de pierre, posés au milieu de la ferme, des chevaux, des oies, et des ouvriers en train de construire une nouvelle bâtisse. On se plonge dans le bain à 40 degrés en rêvant de la riviére froide toute proche.
Le propriétaire des lieux vient alors nous saluer dans notre casserole de pierre, pour nous dire que dans la riviére en contre-bas, on peut aussi trouver un bassin d’eau chaude à côté de la rivière d’eau froide….Ils nous offrent aussi de retourner prendre le bus en cheval…pour 5 dollars chacun.
Le bain dans la rivière chaude et froide sera très agréable, pendant que le retour en cheval devra être remis à plus tard. Aprés avoir attendu 30 minutes le gars des chevaux, celui-ci revient pour nous dire qu’il n’y avait pas assez de chevaux. Cela nous a donc donné l’occasion de retourner rapidement au village pour attraper le dernier bus, de suer tout ce que nous venions de laver, et de louper le bus qui passait une demi-heure plus tôt.
Nous avons donc pris un autre bus et fait du stop pour rentrer, histoire de voyager dans la boîte d’un pick-up et rencontrer un panaméen récemment installé à Boquete.
Demain, direction Bocas del Toro où ils manquent d’eau depuis 15 jours. On aime les défis !
Nous voici sur la route, On the road, les cheveux aux vents, les yeux grands ouverts, le Lonely Planet sous le bras, direction : Le Panama, celui des touristes. D’ailleurs depuis que Jeff est arrivée je suis officiellement passée dans le camp des touristes, deux grands tout blancs (ou en train de peler….cf coup de soleil à Kuna Yala), ça ne passe pas inaperçu.
Fini le temps où j’apparaissais comme une blonde en phase d’immigration au Panama : fini les sifflements dans la rue (c’est à croire que j’avais inventé tout ça), fini les prix panaméens. Nous sommes passés au prix touristes, ce qui me cause de nombreux fou rires face aux taxistas :
- “non mais franchement, je ne vais pas payer 7 dollars pour aller jusqu’au terminal. C’est 2 dollars plus 25 cents par passager supplémentaire”….
et ils finissent par accepter mais c’est un combat perpétuel. On nous parle en anglais partout, même lorsqu’on leur répond en espagnol. Nous avons passé 4 jours à Kuna Yala la semaine dernière : fantastique et paradisiaque. Des îles désertes où nous n’ètions jamais seuls : habiter d’une famille Kuna, des palmiers, d’iguanes, et des familiers de la famille qui arrivent le matin à 6 heures, pour faire leur tour.
Et nous avons ici aussi subi l’influence “haro sur le touriste” : le bâteau à moteur que l’on nous loue 25$ par jour “prix d’amis”….la nuit sur l’île presque déserte, tout compris (ce qui veut dire un toit, un hamac, une chaise longue et la course jusqu’à l’île), pour 40$….
Alors quand Elvira m’a demandé par téléphone de lui ramener du poisson fumé, j’ai bien précisé “je veux du poisson fumé pour 5$….mais prix kuna….pas prix touristes, histoire de ramener la bonne quantité de poisson à Elvira…
Enfin, nous sommes maintenant à Boquete, loin de la tourmente automobile de Panama, loin du stress de la grande ville, des multiples bus à prendre. Boquete est le seul village “frais” du Panama, à 1060 m d’altitude, en bas du Volcan Barú que nous avons monté hier en 10 heures pour avoir une belle vue sur les nuages qui l’emprisonnaient. Mais c’est pas grave. Ici les gens vous laissent passer pour traverser la rue, vous disent bonjour quand vous attendez à l’arrêt de bus. C’est agréable !
Finalement on est des touristes au milieu des touristes, je commence à accepter notre statut…surtout quand les prix sont fixes.




